Hommage à Juan Diego

Né à Bormujos, près de Séville en 1942, Juan Diego connaît une enfance heureuse et sans histoire. Il songe d’abord à devenir torero, avant d’étudier au Conservatoire et de connaître, très jeune, ses premiers succès théâtraux. Il commence parallèlement à militer au sein du Parti Communiste Espagnol, alors clandestin.

Dans les années 70, il participe à plusieurs films qui font polémique, mais c’est en 1984, avec les Saints innocents, de Mario Camus, qu’il atteint véritablement la notoriété.

À partir de là, il travaille avec les plus grands metteurs en scène : Bigas Luna (Jambon, jambon, 1992), Pablo Berger (Torremolinos 73, 2003), Arturo Ripstein (la Vierge de la luxure, 2003) Andrucha Waddington (Lope, 2010), Carlos Saura (Le 7e jour, 2005) José Luis Cuerda (Todo es silencio, 2012) et bien d’autres… Parmi ses rôles les plus marquants, on retiendra, en 1991, son interprétation hallucinée du conquistador Cabeza de Vaca dans le film éponyme du Mexicain Nicolás Echeverría et, en 2006, sa prestation dans Vete de mí, de Victor Garcia León, qui lui vaut le prix d’interprétation à San Sebastián et un troisième Goya.

À 74 ans, toujours très sollicité, Juan Diego montre dans tous ses rôles une magnifique intensité. Sa prestation dans No sé decir adiós, présenté en compétition, offre à CineHorizontes une belle occasion de recevoir pour la première fois ce grand monsieur qui vient juste de recevoir la médaille d’or de l’Académie du cinéma espagnol.

Juan Diego viendra nous présenter No sé decir adiós le mercredi 15 nov, 20h15