Une journée avec Fernando Trueba

Amour sensuel de la vie. Pointe d’amertume. Fascination pour les êtres libres. Formidable habileté à mêler les destins individuels aux grands mouvements de l’Histoire. Humour. C’est de nouveau un bonheur de recevoir Fernando Trueba.

En 2010, il nous avait régalés avec L’année des Lumières (1986), Belle Epoque, qui lui avait valu un Oscar en 1992,  et l’inoubliable Bal de la Victoire (2009). Il nous revient avec son premier long-métrage, Opera Prima, récompensé à la Mostra de Venise en 1980 et considéré comme  une des œuvres-clefs de la Transition .

Sorti confidentiellement en France sous le titre Cousine, je t’aime, ce film était depuis longtemps invisible en France. Grâce à une copie 35mm rarissime, Cinehorizontes répare aujourd’hui cette lacune.

Il apporte aussi dans ses bagages son dernier opus, encore inédit en France : La reina de España où nous retrouverons, dix-huit ans après  La niña de tus ojos, l’étincelante Pénélope Cruz.  Dans ce second volet qui multiplie malicieusement les allusions au premier, elle entraîne les mêmes acteurs dans de trépidantes aventures politico-sentimentalo-cinématographiques. Deux films à voir dans la foulée avant d’entendre notre grand réalisateur madrilène évoquer son cinéma et, peut-être, son amour pour le latin jazz.