Depuis maintenant seize ans, chaque édition constitue un nouveau défi pour l’équipe organisatrice de Cinehorizontes, soucieuse de la diversité et de la qualité de la programmation.

Elle a toujours mis un point d’honneur à faire connaître le travail de réalisateurs inconnus du public français en montrant un cinéma dynamique, et ce dans le plus grand croisement des genres. Et, plus que jamais, elle fera la part belle à des figures d’exception.

Les 4 et 5 novembre, elle consacrera le prélude du festival à une légende vivante : Alejandro Jodorowsky dont les univers mystiques et  fantastiques se répondent dans une recherche subversive de poésie.

Vous serez envoûtés par l’une des figures les plus visibles du cinéma espagnol : Emma Suárez. Cette immense star, délicate d’intelligence et de beauté, sera cette année la marraine de notre cuvée 2017.

Vous vous laisserez prendre au charme d’un grand acteur de théâtre et de cinéma espagnol, Juan Diego, récompensé par tant de prix, dont cette année, la médaille d’or de l’Académie du cinéma espagnol.

Autre icône qui vous avait déjà conquis en 2010, l’immense Fernando Trueba. Vous retrouverez avec plaisir ce réalisateur à la parole libre et aux créations pleines de beauté et d’humanité. Il serait trop long de faire ici la liste de nos nombreux invités que je remercie le plus sincèrement du monde sans oublier l’inénarrable Álex de la Iglesia qui nous donnera une leçon de cinéma que nous espérons mémorable.

Et dans cette farandole de lumières notre thématique majeure Liberté,libertés, du cinéma contre Franco au cinéma sans Franco introduira des moments de gravité à travers des documentaires pour revisiter l’histoire récente de l’Espagne. À cet effet, Bernard Bessière organisera une journée d’études à l’Université de Provence et réunira plusieurs spécialistes de ce cinéma dit de la Transition.

Cette thématique se retrouvera dans des films qui donneront à voir au grand public comment le cinéma a contribué à bouleverser les mœurs et à faire rentrer l’Espagne dans l’ordre démocratique.

À noter un changement majeur : la disparition, pour des raisons essentiellement économiques, de la compétition Ópera Prima sans que cela nuise à ces jeunes réalisateurs auxquels nous avons offert une place dans la compétition officielle.

La jeunesse a toujours été une de nos préoccupations majeures puisque la thématique : Belle jeunesse, bienvenue dans le meilleur des mondes possibles est désormais pérennisée et ses films soumis à un jury jeune pour l’attribution du Prix Etudiants Sciences Po Aix. De la jeunesse encore mais dans notre équipe avec l’arrivée de Mariane Basile, créatrice de notre visuel, choisi à l’issue d’un concours ouvert aux étudiants de l’ESADMM.

Quant à Jorge Fuembuena, l’un des représentants les plus talentueux de la jeune photographie espagnole en lien avec le cinéma, il sera le  photographe officiel du Festival, et exposera ses œuvres au cinéma Le Prado, un de nos ports d’attache habituels avec l’Alcazar.

Une dernière nouveauté et non des moindres : le festival se verra accueilli par deux autres cinémas emblématiques de la ville, le cinéma les Variétés et le cinéma l’Alhambra pour une fête cubaine et une partie de notre programmation sur la Transition.

Entrez donc dans ce festival pour mieux rêver votre vie comme dans un film de Jodorowsky.

Sachez d’ores et déjà que vous vivrez des moments d’intenses émotions. Mais apprenez aussi à danser le mambo et le cha-cha-cha : cela pourrait vous être utile pour le soir de la clôture !

 

Jocelyne Faessel

Présidente de CineHorizontes